Cette grande école de sorcellerie située en Amérique du Nord culmine au sommet du mont Greylock.
 
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Nash Gordon
PNJ - Président du MACUSA
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Date d'inscription : 24/11/2016
Mer 30 Nov - 9:44



LA LOI RAPPAPORT

E n 1790, la quinzième présidente du MACUSA, Emily Rappaport, institua une loi destinée à créer une parfaite ségrégation entre la communauté magique et la communauté non-maj’. Cette mesure faisait suite à la plus grosse infraction au Code international du secret magique qui avait entraîné une condamnation humiliante du MACUSA par la Confédération internationale des Sorciers. L’affaire était d’autant plus sensible que l’infraction avait été commise au sein même du MACUSA.

En résumé, la catastrophe impliquait la fille du Ministres des Finances et des Dragots (le Dragot étant la monnaie magique américaine). Aristote Douzebranches était un homme compétent, mais sa fille, Dorcus, était aussi bornée que jolie. Ses résultats scolaires à Ilvermorny avaient été médiocres et elle vivait dans la maison familiale au moment où son père avait pris ses hautes fonctions.

Un jour qu’avait lieu un pique-nique, Dorcus Douzebranches tomba amoureuse d’un charmant Non-Maj’ appelé Bartholomé Bellebosse. La jeune fille ne le savait pas, mais Bartholomé était le descendant d’un Ratisseur. Il n’y avait pas de sorciers dans sa famille, mais il croyait fermement en l’existence de la magie et il était convaincu que toutes les sorcières et tous les sorciers étaient mauvais.

Totalement inconsciente du danger, Dorcus ne se posa pas de questions lorsque Bartholomé s’intéressa poliment à ses « petits tours de magie ». Soucieuse de répondre aux questions naïves de son petit ami, Dorcus lui révéla l’emplacement secret du MACUSA et d’Ilvermorny et lui donna des informations sur la Confédération internationale des Sorciers et sur la manière dont ces organismes cherchaient à protéger et à dissimuler la communauté magique.

Ayant obtenu de Dorcus autant d’informations que possible, Bartholomé vola la baguette magique qu’elle avait eu l’obligeance de lui montrer et la présenta à tous les journalistes qu’il put trouver. Il rassembla ensuite des amis armés et se mit en quête de persécuter, et même de tuer, toutes les sorcières et les sorciers des alentours. Bartholomé imprima également des prospectus donnant les adresses des lieux de rassemblement des sorcières et des sorciers et envoya des lettres aux Non-Maj’ importants. Certains de ces Non-Maj’ pensèrent qu’il était nécessaire d’enquêter sur la présence ou non de « groupes occultes malveillants » aux endroits indiqués.

Obsédé par sa mission de révéler l’existence la sorcellerie en Amérique, Bartholomé Bellebosse se laissa emporter et tira sur ce qu’il croyait être un groupe de sorciers du MACUSA, mais qui n’étaient en réalité que des Non-Maj' qui avaient eu le malheur de quitter l'immeuble suspecté pendant qu'il le surveillait. Par chance, personne ne fut tué, mais Bartholomé fut arrêté et emprisonné pour le crime sans que MACUSA ait besoin de s'en mêler. Cet épisode fut un énorme soulagement pour le MACUSA qui avait toutes les peines du monde à réparer les énormes bévues de Dorcus.

Bartholomé avait diffusé ses prospectus à grande échelle et quelques journaux l’avaient suffisamment pris au sérieux pour imprimer des photos de la baguette magique de Dorcus, racontant qu’elle était d’une efficacité terrifiante lorsqu’on l’agitait. Le bâtiment du MACUSA était devenu le centre de toutes les attentions, si bien que le congrès dut déménager. La présidente Rappaport fut contrainte, au cours d’une enquête publique, d’avouer à la Confédération internationale des Sorciers qu’elle ne pouvait être certaine que toutes les personnes qui avaient pris connaissance des informations divulguées par la faute de Dorcus avaient été amnésifiées. La fuite d’informations avait été si grave que les retombées se feraient sentir pendant de nombreuses années.

De nombreux membres de la communauté magique demandèrent à ce que Dorcus soit emprisonnée à vie, mais celle-ci ne passa qu’une année derrière les barreaux. Tombée en disgrâce et profondément traumatisée, Dorcus retourna vivre au sein d’une communauté magique bien différente, et finit ses jours, recluse, avec pour seule compagnie un miroir et un perroquet.

L’imprudence de Dorcus entraîna la création de la loi Rappaport. La loi Rappaport imposait une ségrégation stricte entre la communauté non-maj’ et la communauté magique. Les sorciers n’avaient plus le droit de fréquenter des Non-Maj’ ou de les épouser. Les sanctions pour avoir fraternisé avec des Non-Maj’ étaient sévères, et les échanges avec eux étaient limités au strict minimum et autorisés uniquement dans le cadre des activités quotidiennes.

La loi Rappaport renforça encore davantage les principales différences culturelles existant entre les communautés magiques américaines et européennes. Dans le Vieux Monde, le gouvernement non-maj’ avait toujours plus ou moins communiqué et coopéré en secret avec le gouvernement magique. En Amérique, le MACUSA agissait totalement indépendamment du gouvernement non-maj’. En Europe, les sorcières et les sorciers étaient amis avec les Non-Maj’ et pouvaient se marier avec eux. En Amérique, les Non-Maj’ étaient de plus en plus considérés comme l’ennemi. En résumé, la loi Rappaport conduisit la communauté magique américaine, déjà en conflit avec une population non-maj’ particulièrement méfiante, à vivre dans le secret.



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